Redéfinir la chinoiserie : rencontres franco-chinoises autour des savoirs naturalistes, 1830–1870
Ces dernières années, l’histoire des sciences et l’histoire globale ont porté un intérêt croissant aux interactions entre les discours orientalistes et la circulation, la traduction et l’adaptation des savoirs non européens. De la monarchie de Juillet à la fin du Second Empire, la France connaît un regain d’intérêt pour l’exotisme et la chinoiserie. Cette vogue ne se limite pas à l’engouement populaire et élitaire pour les arts et cultures d’Asie : elle s’accompagne d’un engagement soutenu envers la langue chinoise, l’histoire naturelle, l’agriculture et les techniques artisanales. La signature du traité de Whampoa en 1844 institutionnalise et facilite davantage ces échanges franco-chinois. Mon étude examine ces flux de savoirs bidirectionnels, asymétriques et imbriqués dans l’expansion missionnaire et le système des ports ouverts.
À partir de sources tirées d’archives françaises et chinoises, mon projet réunit journaux de missionnaires, correspondances diplomatiques, revues d’histoire naturelle, traités techniques, spécimens et documents visuels.
Axes de recherche
- Collectes missionnaires et histoire naturelle dans les marges sino-tibétaines
- L’acclimatation des animaux chinois en métropole et dans les colonies françaises
- Les traductions sinologiques françaises des savoirs techniques chinois
